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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 09:50

Hier soir, j'ai été chez mon kinesiologue, j'y suis restée deux heures. Je ne vais pas dire que ça m'a fait du bien mais j'ai compris plein de trucs et j'ai des pistes, très positif en gros. Nous avons aussi parlé de mon évolution depuis que je vais le voir, certes ce n'est pas encore parfait mais j'avance et je le sens. Je lui expliquais que désormais, je continue à tomber, à avoir besoin d'aide mais je sais où en trouver, alors ça va mieux. A l'époque, j'étais totalement paumée, démunie et tellement seule. Je suis rentrée à la maison, le chat m'a fait la fête, Julien était sorti, je ne sais pas à quelle heure il est rentré, il n'est pas venu se coucher et ce matin quand j'ai commencé à travailler à 6h30, nous nous sommes à peine croisés et je n'ai eu ni la force ni l'envie de lui parler. Il préparait son sac pour partir à Paris. J'ai du passer au bureau et quand je suis rentrée, plus de sac, plus de Julien. Je me suis remise à travailler et j'ai branché la musique (spotify c'est merveilleux), j'ai commencé par American Pie (l'orginale pas la version de Madonna) et j'ai pleuré, j'ai enchainé sur la musique du film "Somewhere in time" et j'ai sangloté. Sans musique ce n'est pas mieux.

Rationnellement pas de drame, mais ça ne va pas. Je ne gère plus. Plus rien. Entre la colère que je ressens contre Olivier (qui a saboté la médiation et a décidé de l'arrêter en figeant une situation qui ne me convient absolument pas et qui fait que globalement je ne vois Oscar que le week-end. Le jugement n'aura lieu qu'en Novembre, cela implique donc que ce sera comme cela jusque là. J'en crève de ne pas le voir, je suis une plaie béante, je ne respire pas. De plus, j'ai l'impression que cela ne lui convient pas non plus et ça me déchire encore plus. Heureusement j'ai un employeur flexible et aujourd'hui, j'ai commencé à 6h30 pour terminer à 15h et aller chercher Oscar plus tôt. Je vais aussi prendre des mecredis de congé pour couper cette affreuse semaine.

Il y a aussi Pierre et suite à la discussion avec mon kinesiologue, je me demande quelles parts de pression sociale et familiale ont joué dans ma décision.Je constate que tout le monde m'a dit "moi, j'avorterais" personne n'a dit "Et toi ma grande, qu'est ce que tu en penses"...Certes je suis assez grande pour penser toute seule mais je n'avais aucun moyen de savoir ce qui m'attendait (et je ne parle pas de l'aspect purement médical). Je suis paumée et sanglotante.

Et puis il y a Julien qui ne gère pas mon mal-être, qui se fache quand il est triste et qui part quand j'ai besoin de lui. Certes, je suis bien trop en colère pour lui dire "Ne pars pas, j'ai besoin de toi" mais quand même...

Et puis, il y a le reste, mon contrat qui se termine fin du mois, Erwin le chat qui a disparu à Braine, Kenny le chat qui a été tué par un renard, Popol le chat qui n'est pas encore mon chat, Ulysse qui j'espère ne se perdra pas en chemin...

Je suis sortie du kinésiologue avec une mission, arrêter d'être gentille, de faire plaisir, de m'oublier, de sourire même quand je vais mal. Si je souris en disant que ça va pas fort, comment comprendra-t-on que je vais mal et que j'ai besoin d'aide? De plus sur le long terme, c'est pas mal frustrant, à force d'envoyer le mauvais message, je n'obtiens jamais la bonne réponse.

Je vais donc m'accorder tout un week-end en duo avec Oscar pour être misérable, nous allons aller chez sa marraine, chez mes parents et j'espère que ça ira mieux par la suite.

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Published by sophie
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