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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 16:29
Un de mes collègues très croyant m'a dit un jour que pardonner c'est donner plus que l'autre ne mérite. J'ai trouvé que c'était une bonne définition. Dans la majorité des cas, je suis capable de pardon, de compréhension. Je trouve des circonstances atténuantes, je recadre, je prends sur moi et je pardonne (j'entends par là, je n'ai pas oublié cet évènement mais il fait partie de l'historique comme tous les autres), je continue donc ma relation sur des bonnes bases me semble-t-il. Dans certains cas pourtant, le pardon ne vient pas ou plutôt, ce n'est pas tellement que j'en veuille encore à la personne, c'est plutôt qu'incapable de trouver une justification à son comportement, j'en déduis, que cette personne ne doit plus faire partie de mon cercle d'amis proches. Tout cela est inconscient, je crois. C'est un constat que j'ai établi sur plusieurs années. Le cas typique est celui de mon ex meilleure amie qui m'a laissée tombée quand je suis tombée malade, que pourrais-je avoir envie de faire aujourd'hui avec une personne qui a ce genre de comportement? boire un thé? écouter ses histoires de coeur? lui raconter les miennes? franchement, ça n'aurait aucun sens. Mais je viens de trouver, le cas, l'exception, le pierre blanche sur le tableau noir, rien que d'y penser je sens que mes poils se hérissent. Celle que je ne pardonnerai jamais, c'est moi. J'ai beau retourner la situation dans tous les sens, me trouver toutes les circonstances atténuantes du monde, me souvenir que je l'ai fait avec amour, que je l'ai fait pour son bien et celui de ma famille mais jamais je ne me pardonnerai la mort de Pierre. A l'unif, j'avais été très touchée par la pensée de Sartre, le fait d'être responsable de ses actes et de sa vie, j'ai retenu qu'il disait que même si on nous met un revolver sur la tête, on a encore le choix. Ce choix, je l'ai eu, je n'avais même pas de révolver sur la tête, et je l'ai fait. Il aurait du naitre en vie ce 25 mars. Est ce que je ferais les choses autrement aujourd'hui? une partie de moi hurle OUIIII mais la raison dit toujours non. Ma psy dit que je dois apprendre à aimer cette partie de moi qui a agit par amour, je crois que j'ai encore un long chemin devant moi. Appliquer la bienveillance à soi-même est toujours difficile pour moi. Bien que cela ne saute pas aux yeux à la lecture de ces quelques lignes, je vais mieux, doucement mais mieux et je vais faire en sorte que cela continue comme ça. Prenez soin de vous, soyez heureux et mangez du chocolat (note humoristique pour dédramatiser l'affaire).

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Published by sophie
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commentaires

Ann 13/03/2015 08:20


Une 'fourche', aux échecs est une situation où quel que soit le pion que tu bouges sur le plateau, tu vas en perdre un. Une sorte de fail garanti. Aux échecs, c'est déjà pas mal chiant, alors
dans la vie...quand on parle d'enfants...


Te pardonner à toi même, oui, je ne sais pas...ma psy m'a dit que pour pardonner il faut d'abord que pardon soit demandé...est-ce que ça marche aussi envers soi-même ? 


Je mange du chocolat et je pense à toi, Bisous.

Armalite 11/03/2015 20:41


Malgré la conclusion warrior-style, ça me brise un peu le coeur de lire ça.

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