Jeudi 24 mai 2012
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10:30
Suite à un affreux concours de circonstances, O. n'a pas pu m'accompagner en vacances, je suis donc partie avec une copine.
A la base, le plan semblait sympa. Elle est drôle et très intelligente. Indépendante aussi, j'étais confiante.
Une semaine plus tard, il faut bien avouer que les vacances entre filles, ce n'est résolument pas pour moi. Trois tentatives, trois "échecs".
La première fois, je suis partie avec la secrétaire du bureau d'à côté. Je la connaissais très peu. Il s'est avéré qu'elle n'était ni drôle ni intéressante. A notre retour, nous ne nous
sommes pas revues. Le moment où j'ai craqué: quand elle m'a raconté que quand elle était indisposée, elle devait rester dans un silence absolu pendant 1/4 d'heure pour soulager la
douleur...évidemment, nous étions à la plage et j'ai pu la regarder en position de lotus, faire mhhhhhmmmm jusqu'à ce que mes cheveux se soient dressés sur ma tête. Pitié. BEHAVE!
La seconde avec une copine, Val. Evidemment, elle m'a saoulé, évidemment je l'ai saoulée mais ça me semblait surmontable. Cela ne l'était pas pour elle, nous ne nous voyons plus. Cependant,
j'avoue que je me crispe encore quand je repense à cette attente dans un bar de Time Square où elle a passé son temps à agiter sa jambe d'énervement parce qu'on ne venait pas nous chercher pour
nous donner une table. Moi j'écrivais des cartes postales, c'était le jour de mes 35 ans et j'étais en vie et en forme. Il a évidemment fallu que JE me lève pour aller investiguer la cause du
retard, elle est restée assise trop occupée à marquer son agacement. aargh. GET A LIFE!
La troisième fois, la semaine passée.
J'avais oublié que :
- Les filles parlent tout le temps (même quand je lis...même quand j'essaie de continuer à lire...)
- Les filles parlent d'elles et écoutent très peu (Conversation typique: zut, j'ai mal au crâne. Elle: He bien moi aussi j'ai mal au crâne et à chaque fois que j'ai mal au crâne blablablabla ego
ego ego...)
- Les filles sont toujours HYPER quelque chose: Hyper stressée, hyper contente, hyper fatiguée, mon coup de coeur va à Hyper mal... mon dieu, allez Hyperer ailleurs...
- Les filles pratiquent le chantage affectif: Je ne me sens pas bien, il faut absolument que je mange... non non pas dans un petit snack, j'ai besoin de m'asseoir... non non il faut que ce soit
dans moins d'une heure parce que je me souviens à Outsiplou, j'ai attendu plus d'une heure et je suis tombée dans les pommes...(si tu te sens mal, tu poses tes fesses sur le sol, tu prends un
coca et tu attends que ça passe, là, ma grande c'est un caprice et comme je ne suis pas ton mec, je ne trouve pas ça mignon, je trouve ça puéril et chiant)
- Les filles veulent être traitées comme des princesses: Elles n'aiment pas porter des sacs, ni ouvrir les portes etc...pas de bol, je suis aussi une fille et e ne suis ni groom ni Sherpa.
- Les filles, ça s'énervent pour des pécadilles: Un supplément pour une serviette de plage oubliée à la piscine ou toute une histoire pour un livre oublié dans l'avion. (on s'en fout de savoir si
c'est la première fois, pourquoi c'est arrivé et comment s'est arrivé, tu paies, tu te débrouilles mais surtout tu ne me casses pas les oreilles avec ça... enfin la prochaine fois, parce que là,
c'est plutôt raté)
- Les filles ont besoin d'être rassurées: Oui, oui ma poule, tu es la plus belle, la plus intelligente, la plus drôle et la plus sexy... (faites qu'elle se taise, faites qu'elle se taise...)
- Les filles ça change d'humeur comme de couleur de vernis: Damned, je le fais aussi... encore un point à travailler...
- les filles, ça parle compliqué et tordu: ça ne dit jamais " Pourrais-tu me prêter ton guide, j'ai envie de lire l'historique du pays" mais plutôt "Tiens, il y a une partie historique dans
ton livre. ça m'intéresserait". "Oui, bien sûr, tu désires le lire?". "Oui, tu peux me le passer"...(si je peux te prêter mon livre, je suis bien contente d'y être autorisée ma grande...)
Cependant, il me faut bien conclure que le problème vient forcément de moi. Je ne dois pas être faites pour les vacances de filles...
Et finalement, je comprends pourquoi je travaille dans un milieu aussi masculin:-)